Ambassade de Guinée en Sierra Léone

L’ENA de Guinée : bien plus qu’une école, un choix d’avenir pour l’État (Par Mohamed Kouyaté)

10 juin 2026

Certaines décisions présidentielles répondent à une urgence. D’autres façonnent l’avenir d’une nation.

La création de l’École Nationale d’Administration (ENA) de Guinée appartient incontestablement à cette seconde catégorie.

En signant le décret portant création, attributions et organisation de la toute première ENA de notre pays, le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA, vient de poser l’un des actes les plus structurants de la refondation de l’État guinéen.

Car au-delà de la création d’un établissement de formation, c’est un investissement stratégique dans le capital humain de l’administration publique qui est engagé. Aucun pays ne peut prétendre à un développement durable sans une administration compétente, professionnelle, intègre et capable de transformer les politiques publiques en résultats concrets au bénéfice des citoyens.

Depuis plusieurs décennies, la Guinée forme ses cadres à travers diverses institutions. Pourtant, l’absence d’une grande école nationale dédiée à la préparation des futurs administrateurs, hauts fonctionnaires et dirigeants publics constituait un manque que de nombreux observateurs relevaient régulièrement.

Aujourd’hui, ce vide institutionnel est enfin comblé.

L’ENA devient ainsi l’un des piliers de la modernisation administrative voulue par le Chef de l’État. Elle représente un puissant levier pour promouvoir la culture du mérite, renforcer les capacités de gouvernance, professionnaliser la fonction publique et préparer une nouvelle génération de serviteurs de l’État.

Cette avancée majeure porte également la marque d’un travail ministériel méthodique et constant.

Sous la vision du Président Mamadi DOUMBOUYA, le Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique, Faya François BOUROUNO, démontre une nouvelle fois sa capacité à transformer les orientations stratégiques du Chef de l’État en réalisations concrètes.

Après le FUGAS, qui a permis à l’État de réaliser d’importantes économies et d’assainir la gestion des effectifs publics, la relance du PREMAP, la digitalisation progressive des procédures administratives et la modernisation des concours d’accès à la fonction publique, l’ENA apparaît comme une nouvelle étape d’un chantier global de transformation de l’administration guinéenne.

Ce qui mérite d’être souligné, c’est que ces réformes s’inscrivent dans une logique de fond. Elles ne relèvent ni de l’effet d’annonce ni de la communication circonstancielle. Elles traduisent une volonté de construire des institutions plus solides, plus performantes et plus adaptées aux exigences du développement moderne.

Mais l’apport de l’ENA dépasse largement la seule formation des futurs administrateurs.

Cette institution s’intègre dans une vision beaucoup plus ambitieuse de gestion stratégique des ressources humaines de l’État. Elle vient compléter les outils de pilotage déjà engagés, notamment la Gestion Prévisionnelle des Emplois, des Effectifs et des Compétences (GEPEC), qui vise à mieux anticiper les besoins futurs de l’administration publique.

Grâce au FUGAS et aux réformes en cours, l’État connaît progressivement mieux ses effectifs, ses métiers, ses compétences disponibles et ses besoins à venir. L’ENA devient alors le maillon essentiel qui permettra de former les profils dont l’administration aura besoin demain.

Autrement dit, là où la GEPEC identifie les besoins en compétences, les postes stratégiques à pourvoir, les départs à la retraite ou les déficits de qualification, l’ENA apporte la réponse en matière de formation, de perfectionnement et de préparation de la relève.

Pour la première fois, la Guinée se dote simultanément d’outils permettant de connaître ses ressources humaines, de planifier leur évolution et de préparer les compétences nécessaires aux défis futurs.

Cette complémentarité entre le FUGAS, la GEPEC et l’ENA constitue probablement l’un des fondements les plus prometteurs de la réforme administrative engagée sous le leadership du Président Mamadi DOUMBOUYA.

Car une administration performante ne se construit pas uniquement par le recrutement. Elle se construit surtout par la capacité de l’État à identifier les talents dont il aura besoin demain, à les former aujourd’hui et à leur permettre d’exprimer pleinement leur potentiel au service de l’intérêt général.

Les grandes nations se bâtissent certes par leurs infrastructures. Mais elles se consolident surtout par la qualité de leurs institutions et des femmes et des hommes qui les font vivre au quotidien.

En dotant la Guinée de sa première École Nationale d’Administration, le Président Mamadi DOUMBOUYA pose une pierre importante dans l’édification d’une administration plus forte, plus professionnelle et davantage tournée vers la performance publique.

Je tiens donc à adresser mes sincères félicitations au Président de la République pour cette décision historique qui s’inscrit pleinement dans sa vision de refondation de l’État.

J’adresse également mes vifs encouragements au Ministre Faya François BOUROUNO qui, avec discrétion, rigueur et humilité, continue de transformer les ambitions de réforme en résultats tangibles.

La réforme administrative est rarement spectaculaire. Elle ne fait pas toujours la une des journaux. Pourtant, c’est souvent elle qui détermine la capacité réelle d’un État à changer durablement la vie de ses citoyens.

Avec l’ENA, la Guinée vient assurément de franchir une étape importante sur ce chemin.

Mohamed Kouyaté 

L’article L’ENA de Guinée : bien plus qu’une école, un choix d’avenir pour l’État (Par Mohamed Kouyaté) est apparu en premier sur Mediaguinee.com.

Last modified: 10 juin 2026

Comments are closed.